Taiji Quan

Le TAIJI QUAN style Yang enseigné à Terre d’Asie

Déplacements lents et fluides mimant dans l’espace les techniques précises d’un art martial travaillées plus tard à deux en Tuishou (poussée de main) pour mieux appréhender les principes de souplesse et de stabilité, la sensibilité aux zones de tension ou de déséquilibre chez l’autre.

Les objectifs du Taiji Quan sont à la fois thérapeuthiques et martiaux.

OBJECTIF THÉRAPEUTHIQUE :

Le Taiji Quan, comme le Bagua et tous les arts martiaux internes sont des QI GONG (en Chine la différence ne se pose pas !), tout ce qui a été dit dans le descriptif du Qi Gong vaut donc pour ces disciplines que tout pratiquant peut choisir de perfectionner dans un but essentiellement prophylactique et de bien-être. Les JIBEN (bases du Qi Gong) se retrouvent ici :

  • Concentration (xinshen),
  • Décontraction (fangsong),
  • Travail de rotation de la taille (zhuan yao),
  • Relâchement du bassin grâce à l’ouverture des aines (kai guan),
  • Alternance -relative- du poids du corps entre jambe vide jambe pleine (xu shi),
  • Respect des principes de placement :
    • du corps dans la notion de verticalité (zhen),
    • des pieds et des correspondances entre les articulations lors des déplacements.

=>Prise de conscience que tout déplacement dans l’espace nécessite de relier entre elles les ouvertures articulaires supérieures et inférieures (épaules-hanches ou coudes-genoux, mains-pieds…) : « quand le haut se relie au bas, le Qi forme un tout ». « Un seul manque et l’harmonie manque ».

Comme le bras ou la jambe : épaule, coude, poignet et cheville, genou, aine sont pour chaque membre trois articulations interdépendantes, la difficulté à détendre l’une défavorisant l’ensemble. Le travail sur le relâchement dans la rondeur va permettre la décontraction et ouvrir les passages de l’énergie, dont tout le corps va bénéficier.

Les mouvements conduits dans la lenteur encouragent la concentration et développent la sensibilité : sensations de transformations internes, traduites en termes d’élasticité, mais aussi de densité. Le corps est plus souple, et plus enraciné, plus ancré.

OBJECTIF MARTIAL :

Le pratiquant est alors invité à mieux comprendre, voire apprécier l’objectif martial, qui doit demeurer ludique et respectueux d’une philosophie du combat et fait de ces disciplines des arts de l’esquive (même si les coups portent !) ou de SELF-DEFENSE.

Le corps est perçu comme pouvant être habité par une force souple qui le rend plus réactif, plus agile, et par ailleurs plus stable et équilibré.

Relier le haut et le bas, c’est aussi relier le corps et l’esprit : la capacité à canaliser ses émotions, l’acquisition de la force tranquille qui est loin d’endormir mais stimule la vivacité appropriée des réflexes, permet d’ouvrir sa sensibilité, dans le travail à deux de poussée de mains (tuishou) aux zones de tension et de déséquilibre chez le partenaire, ou d’apprécier chez l’autre ses qualités de souplesse et de stabilité.

Applications avec Maître Yuan Li Min

Tuishou (poussée de main) avec Maître Zhang Kunlin

Le Taiji Quan fait partie des arts martiaux internes comme le XING YI et le BAGUA ZHANG qui développent dans la vitesse les principes du FA JING (force élastique). Dans ces dernières disciplines, la vitesse donne sa pleine expression à la vivacité, la souplesse dans les déplacements, la rapidité des esquives et la force de projection du fa jing.

Taiji Quan style Yang, forme complète
Démonstration avec Maître Zhang Kunlin et les pratiquants de Terre d’Asie lors de la journée nationale de Qi Gong, mai 2016
Démonstration avec Maître Zhang Kunlin et les pratiquants de Terre d’Asie lors du Printemps des Landes aux arènes de Dax, avril 2015
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Retrouvez les horaires et prix des cours sur la page de présentation générale des cours.

Catherine Bousquet janvier 4th, 2017